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Les Folies du temps

Les folies du temps

Opéra de poche
Spectacles musicaux
Concerts privés ou publics

Olivier Dejours / Sylvie Pascal / Jean-Christophe Marq

En 2009, Sylvie Pascal, Jean-Christophe Marq et Olivier Dejours, ayant en commun leurs expériences, leurs goûts et leurs aspirations, créent Les Folies du temps. Dès ce moment, ils choisissent de privilégier dans le cadre de la compagnie la relation de la musique et du théâtre : opéras de chambre, mélodrames, concerts mis en espace… mettant ainsi en lumière l’importance de la dramaturgie dans la musique, même purement instrumentale.
Ainsi ont été créés plusieurs opéras (Didon & Énée, Orlando furioso, Le Combat de Tancrède et Clorinde…), des concerts mis en scène (Passion selon St-Jean, Jean-Sébastien Bach entre mesure et démesure), des mélodrames (Le Chant du cavalier bleu, Onomata), des spectacles tous publics (Ulysse, Proserpine, Phaéton).
Chaque année, depuis 2010, Les Folies du temps participent au festival Frisson baroque au Parc culturel de Rentilly ; pour autant, l’ensemble ne se spécialise pas dans le seul répertoire baroque, les musiciens s’attachant à jouer sur des instruments anciens ou « modernes » selon les exigences des oeuvres qu’ils interprètent (du 17ème siècle à nos jours).
En effet, plus sans doute que nos ancêtres, nous éprouvons le besoin de mettre en relation la passé et le présent, d’interroger l’histoire et les « folies du temps ».

Tous les programmes musicaux les Folies du temps :

Nouveau programme : Les mille et un visages d’Antonio Vivaldi

Tous les procédés sont bons pour Antonio Vivaldi au moment de composer le Gloria : avec les accents les plus variés et les plus contrastés, du tutti triomphant du chœur avec la trompette et le hautbois, au chant le plus doux et le plus intime de la soprano ou de la mezzo-soprano, il représente tout à la fois l’enthousiasme joyeux (« Gloire à Dieu au plus haut ! »), et la prière inquiète des hommes (« Aie pitié de nous. »)

C’est que, à Venise, et plus généralement dans toute l’Italie du début du XVIIIe siècle, l’église n’est jamais loin du théâtre, de la représentation, de  la pantomime — comme en témoigne aussi la peinture italienne de l’âge baroque.

Il est vrai qu’Antonio Vivaldi lui-même est un homme aux multiples facettes et aux multiples talents : violoniste exceptionnel presque inquiétant de virtuosité selon certains témoins, il est habité par une réelle piété (son bréviaire ne le quitte jamais), mais son agitation est extrême et nul n’a su représenter mieux que lui les tourments profanes de l’amour ou de la folie.

Les Folies du temps vous invitent à partager les folies d’Antonio.

Parc Culturel de Rentilly, espace des arts vivants

1er et 2 février 2019- 20h45

3 février 2019 – 18h

Sopranos : Sylvie Pascal, Valentine Roos, Stéphanie Varnerin solo

Altos : Mathilde Cardon solo, Anne-Céline Herbreteau, Maëlle Javelot

Ténors : Benjamin Woh solo, Abel Zamora

Basses : Arthur Baldensperger, Till Fechner solo

Hautbois : Anne Chamussy

Basson : Alejandro Perez Marin

Trompette : Alejandro Sandler

Continuo (orgue & clavecin) : Alexis de Camboulas

Violons : Julien Churin, Sabine Cormier, Dhyani Heath, Katia Krassoutskaia, Solenne Turquet

Alto : Cyrille Métivier

Violoncelle : Jean-Christophe Marq

Contrebasse : Michel Frechina

Direction : Olivier Dejours

Concerto barocco
Qu’on ne s’y trompe pas : le terme barocco, désigne ici une attitude, non une époque. Le concerto barocco met en scène le caractère insolite, l’excentricité, la folie peut-être, que ce mot laisse souvent entendre, ou sous-entendre. Il se veut donc insolite, excentrique, fou peut-être. On y entend des oeuvres baroques bien sûr (Bach, Monteverdi, Purcell), mais aussi d’autres, venues d’époques diverses, qui leur font écho. Elles s’enchaînent au gré de la fantaisie des artistes qui ont commencé ainsi leur aventure. Il s’agit là en effet du tout premier concert des Folies du temps, avec les trois musiciens fondateurs de la compagnie et de leur première rencontre, fondatrice elle aussi, avec Mathilde Cardon.

Programme : Œuvres de Jean-Sébastien Bach, Jacopo Peri, Henry Purcell, Robert Schumann, Franz Schubert, Wolfgang-Amadeus Mozart, Luciano Berio, Bela Bartok, Reynaldo Hahn, Claudio Monteverdi, Girolamo Frescobaldi Distribution Mathilde Cardon, mezzo soprano Sylvie Pascal, flûte Jean-Christophe Marq, violoncelle Olivier Dejours, piano carré (1830)

Didon & Enée

Moins de 15 musiciens, chanteurs, instrumentistes et chef, sont réunis autour de Didon & Énée, de Purcell et mettent en scène cet opéra sous une forme qui n’est pas sans rappeler la première représentation connue, dans un collège de jeunes filles. La mise en espace fait de tous les interprètes les protagonistes de l’action ; chaque chanteur soliste est double, il interprète deux personnages, le blanc et le noir pourrait-on dire : Didon est aussi l’enchanteresse, Belinda, la première sorcière, la deuxième dame de compagnie est aussi la deuxième sorcière, Énée et l’esprit mauvais ne font qu’un (à certains moments, il joue aussi de la flûte à bec)…

L’ensemble instrumental est en jeu autant que les chanteurs ; la flûtiste, le percussionniste chantent dans les chœurs.

Tout se passe très vite : en moins d’une heure surgissent le délice et l’horreur, la faiblesse, la cruauté, l’amour, le plaisir, la douleur…

Purcell a contenu dans l’espace le plus petit et le temps le plus court toutes les luttes du monde, et sa plus belle musique. Dans un cadre si mesuré, tout paraît étonnamment proche de nous, et de notre compassion.

14 musiciens : chanteurs, instrumentistes et chef d’orchestre

Féerie d’une nuit d’été (d’après Shakespeare/Purcell The Fairy Queen)

Shakespeare dans le Songe d’une nuit d’été mêle les intrigues, lesmondes, les hommes, les fées : tout est sens dessus dessous.

Un siècle plus tard, Purcell, dans The Fairy Queen (La Reine des

fées) composée autour du Songe crée un désordre plus grand encore. Aux intrigues déjà inextricables, il ajoute d’autres aventures de toutes sortes et de tous genres ; il fait se rencontrer la trivialité la plus épaisse (le poète ivre) et les allégories les plus pures et les plus sublimes (la Nuit, l’Hiver, le Pleur). Et de surcroît la musique et les paroles se mêlent et s’emmêlent.

Les Folies du temps n’entreprennent pas de calmer ce désordre. Cinq chanteurs, sept instrumentistes, un magicien et un chef d’orchestre vous invitent, en compagnie de ces deux oeuvres, à un rêve funambulesque ou baroque, à une féerie, à une folie. Il s’agit bien d’une comédie, et pourtant nous revient le mot d’Hamlet : “The time is out of joint” « le temps est devenu fou ».

5 chanteurs, 10 instrumentistes, 1 chef d’orchestre, 1 magicien

Orphée & Eurydice
Lorsqu’en 1774 Gluck présenta Orphée & Eurydice aux Francais,et en français, l’émoi fut à son comble. Rousseau déclara « Puisqu’on peut avoir un si grand plaisir pendant deux heures, je conçois que la vie peut être bonne à quelque chose. » Julie de Lespinasse, quant à elle, fut submergée par l’émotion : « J’ai répandu des larmes, mais elles étaient sans amertume. » Dans les Enfers, les Furies elles-mêmes se laissent charmer par le chant d’Orphée.

Gluck s’est attaché, avec un bonheur inégalé, à nous faire vivre leur bouleversement.Les Folies du temps, à leur tour, choisissent de donner à voir et à entendre, avec les moyens les plus simples, une oeuvre qui a ému et étonné l’Europe entière, au point de donner naissance à l’opéra nouveau. Dans cette version réduite, et non réductrice, Orphée joue de la harpe, l’orchestre est constitué de moins de dix instrumentistes, seul le choeur, tour à tour Bergers et Bergères, Furies puis Ombres heureuses dans les Enfers, fait nombre. « Cette musique me rend folle — mon âme est avide de cette espèce de douleur. »

7 instrumentistes : quintette à cordes, 1 flûte, 1 hautbois

3 chanteurs, 1 chef d’orchestre

1 chœur d’environ quarante personnes (possible en action pédagogique sur une période de plusieurs mois)

Spectacles jeune public

Nouveau spectacle jeune public : Peau d’âne

A partir de 5 ans

Le conte de Peau d’Âne est difficile à croire ;

Mais tant que dans le monde on aura des enfants,

Des mères et des mères-grand,

On en gardera la mémoire.»

Charles Perrault, Peau d’âne

Il était une fois un Roi…

Les contes pour enfants sont terribles, certains personnages, des enfants justement, risquent d’être mangés par une sorcière, ou bien sont avalés par un loup, d’autres sont empoisonnés par une belle-mère jalouse, et voici aujourd’hui Peau d’âne, obligée de fuir son père qui a décidé de l’épouser !

On raconte que l’enfant Louis XIV, contraint à 7 ans de quitter ses nourrices, regrettait fort de ne plus pouvoir entendre l’histoire de Peau d’âne le soir pour s’endormir… Aucun doute, ce qui est terrible est merveilleux, et cette rencontre-là est au cœur de l’art baroque, et de l’imagination des enfants.

Ici, la plus belle de toutes les princesses est habillée avec les robes les plus fabuleuses, couleur de temps, couleur de lune, couleur de soleil, et la voici contrainte de se dissimuler sous une horrible peau de bête. Elle n’a plus de nom, elle n’est plus que “Peau d’âne”.

À la musique des vers de ce conte de Perrault, les Folies du temps répondent avec les musiques de Lully, de Charpentier, de Purcell dans une fantaisie contée, jouée et chantée, dansée aussi peut-être. C’est un univers baroque et surréaliste qui devrait tout à la fois nous faire frissonner et nous émerveiller.

Parc Culturel de Rentilly, salle des trophées

2 février et 3 février 2019 à  11h

Texte :   Charles Perrault

Musiques : Marc-Antoine Charpentier, Jean-Baptiste Lully, Henry Purcell, Jean-Philippe Rameau 

Lumières : Nicolas Lips

Les Folies du temps

Sylvie Pascal, Stéphanie Varnerin, Gérard Chaillou, Olivier Dejours, Till Fechner, Jean Christophe Marq

Don Quichotte

Fantaisie parlée, dansée, jouée, inventée, rêvée (à partir de 6 ans)

“Notre” Don Quichotte est une fantaisie parlée, dansée, jouée, inventée, rêvée. Il est vrai que Don Quichotte rêve autant ou davantage ses aventures qu’il ne les vit dans la réalité : il voit deux armées redoutables, et entreprend de défendre l’une contre l’autre, mais voilà, ce sont deux troupeaux de moutons ; il voit des géants menaçants : ce sont des moulins à vent. Il y aura des lions, des ours, des cavernes inquiétantes et mystérieuses…

La musique tout naturellement s’est emparée de Don Quichotte dès sa “naissance” à la fin du XVIe siècle, due à l’écrivain espagnol Miguel de Cervantes. Des compositeurs, venus des horizons les plus divers, se sont penchés sur les aventures de notre héros, de Sancho, son écuyer, et de tous les autres. Ils ont raconté, inventé, réinventé, chacun à sa façon, et voilà qu’on ne sait plus ce qui est vrai, on ne sait plus où on en est.

Où est le rêve ? Où est la réalité ? Tout est sens dessus dessous.

Œuvres de :

Joseph Bodin de Boismortier Francesco Bartolomeo Conti Georg Friedrich Telemann Jean-Philippe Rameau.

L’Oreille d’Ariane

Pour les tout petits (0 à 3 ans) et leurs parents

Est-ce Don Juan qui chante la sérénade, un harmonium qui se prend pour une mandoline ? Des bulles de savon tintent comme des clochettes, des instruments apparaissent qui ressemblent à une chenille ou qui sonnent comme le tonnerre.

Ici, tout devient musique, les verres chantent, le son du papier journal vibre dans l’air et, si on le déchire, il se passe quelque chose d’étrange… Il n’y a pas d’histoire, ou bien des milliers d’histoires qui volent autour de nous. D’une polka à un air de flûte, d’une vocalise à une boîte à musique, d’une danse de Bach à une mélodie de Kurt Weill, le son est le fil conducteur de ce labyrinthe où on s’égare sans se perdre — dans un monde où les mots sont passés sous silence.

3 musiciens : 1 flûtiste, 1 violoncelliste, 1 pianiste-percussionniste

Proserpine
Fantaisie musicale jouée, chantée et contée.

A partir de 5 ans

Dans les plaines de Sicile vit Proserpine ; elle est la fille de Cérès, déesse de la terre. Alors qu’elle s’attarde dans les champs fleuris, Pluton, Dieu des Enfers, pris d’amour pour elle, l’enlève et l’emporte dans son royaume des ombres. Cérès menace, si on ne lui rend pas sa fille, de « renverser toute la nature » et de faire de la terre une vaste plaine déserte. Le personnage de Proserpine a inspiré de nombreux compositeurs baroques, parmi lesquels Jean-Baptiste Lully et Claudio Monteverdi. C’est au gré d’une fantaisie musicale contée que les Folies du temps proposent de découvrir le mythe de la nymphe. Aux accents de la flûte, du violoncelle et du clavecin répondent ceux de la voix chantée et parlée pour faire entendre l’histoire de celle qui est devenue à la fois la reine des ombres et la déesse de la renaissance de la nature au printemps.

Au programme :

Jean-Baptiste Lully (extraits d’Armide et de Proserpine)

Monteverdi (extaits de L’Orfeo)

4 musiciens : mezzo, traverso, violoncelle et clavecin

Ulysse
Fantaisie musicale contée

A partir de 5 ans

On ne connaît Ulysse aujourd’hui (Odysseus en grec) que parce qu’il y a trois mille ans Homère a chanté en vers ses aventures devant les grandes assemblées. Le texte a été établi et écrit des siècles plus tard. Par ailleurs, dans L’Odyssée, nous vivons la plupart des aventures d’Ulysse, non pas en en direct, mais grâce au récit que lui en fait à ceux qui le recueillent au cours de son terrible voyage.

Aujourd’hui les Folies du temps se réfèrent à cette double tradition orale pour raconter avec l’aide de compositeurs baroques, notamment Claudio Monteverdi, le terrible retour d’Ulysse dans sa patrie, la plus épouvantable colère des dieux, les tempêtes les plus violentes, les monstres les plus cruels, les sirènes les plus séductrices et les plus dangereuses ; pour raconter aussi le malheur de Pénélope, femme d’Ulysse, mère de Télémaque, se défendant de prétendants qui tous veulent remplacer le héros dans son cœur, et dans son lit.

Musiques : Claudio Monteverdi, Jean-Baptidste Lully,

Tarquinio di Merula, Jean-Philippe Rameau